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Jeux de sociétés

This War of Mine en jeu de plateau : survivre à 6, gérer l’abri et choisir la bonne édition

Sophie Dujardin 9 min de lecture

Avant d’acheter This War of Mine en jeu de plateau, mieux vaut savoir ce que propose vraiment la boîte : un jeu coopératif narratif où des civils tentent de survivre dans une ville assiégée. Il faut gérer la faim, le froid, les blessures, la maladie, le moral et les ressources, avec des décisions souvent inconfortables. Si vous cherchez une expérience immersive, adulte et tendue, le jeu mérite l’attention. Si vous voulez une soirée légère, ce n’est pas le bon choix.

Un jeu de survie coopératif, pas un jeu d’affrontement

This War of Mine : Le jeu de plateau adapte l’univers du jeu vidéo de 11bits studio en jeu de société narratif. Les joueurs ne dirigent pas une armée. Ils incarnent un groupe de survivants réfugiés dans un abri fragile, au cœur d’une ville en ruines. L’objectif est simple à formuler, mais difficile à atteindre : tenir jusqu’au cessez-le-feu.

La partie se joue en coopération. Les joueurs discutent, arbitrent, répartissent les tâches et prennent des décisions communes. Il n’y a pas de vainqueur individuel, seulement un groupe qui tente de tenir. Cette logique change le ressenti autour de la table, car chaque choix engage tout le monde. On ne cherche pas à dominer un adversaire, on cherche à passer une nuit de plus.

Une ambiance sombre et résolument adulte

Le jeu est généralement recommandé à partir de 18 ans, et cette indication n’a rien d’anodin. Les thèmes abordés sont lourds : pénurie, violence, détresse psychologique, maladie, sacrifice, culpabilité. L’intérêt du jeu vient précisément de cette tension morale. Elle peut aussi heurter certains joueurs. Pour une table familiale ou très occasionnelle, le thème doit être expliqué clairement avant la partie.

La guerre y apparaît par ses conséquences quotidiennes : un poêle qu’il faut alimenter, un pansement qui manque, une porte à renforcer, une bouche de plus à nourrir. Cette échelle humaine rend l’expérience plus intime qu’un wargame classique. C’est aussi ce qui explique pourquoi le jeu laisse souvent une impression durable chez les joueurs qui aiment les récits difficiles.

Ce que l’on fait concrètement pendant une partie

Une partie alterne entre la gestion de l’abri et les sorties dans la ville. Le jour, il faut organiser la survie : fabriquer des équipements, réparer, soigner, préparer de quoi lutter contre le froid, cuisiner si possible, surveiller l’état physique et mental des personnages. La nuit, certains survivants partent explorer ou fouiller, tandis que d’autres restent pour protéger l’abri. Chaque journée demande des choix rapides et souvent imparfaits.

This War of Mine : Le jeu de plateau coopératif de survie · Découvrez la page officielle de ce jeu de société immersif où 1 à 6 joueurs doivent collaborer pour survivre dans un environnement hostile.

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La boucle de jeu repose sur une question permanente : que peut-on faire maintenant sans compromettre demain ? Partir fouiller peut rapporter de la nourriture, des médicaments ou des matériaux, mais expose les survivants au danger. Rester à l’abri sécurise le groupe, mais ne remplit pas les réserves. Cette tension donne au jeu son rythme et son identité. On avance rarement sereinement, mais on avance toujours avec une vraie idée du risque.

Le Livre des Scripts, moteur de narration

Le Livre des Scripts est l’un des éléments les plus importants du jeu. Il déclenche des rencontres, des événements, des conséquences et des scènes narratives qui empêchent la partie de se réduire à une simple optimisation de cubes et de ressources. On lit un passage, on choisit une option, puis on en subit les effets immédiats ou différés. Le jeu garde ainsi une dimension humaine, même quand la situation devient purement matérielle.

C’est aussi ce qui nourrit la rejouabilité. Même si la structure globale reste celle d’une survie en temps de siège, les événements rencontrés, les personnages concernés et les choix pris changent fortement la mémoire d’une partie à l’autre. Deux groupes peuvent raconter deux histoires très différentes avec la même boîte. Le jeu ne repose pas seulement sur les règles, mais sur ce que la table décide d’assumer.

Une difficulté qui vient des arbitrages

La difficulté ne repose pas uniquement sur des règles nombreuses. Elle vient surtout de l’accumulation : un personnage blessé devient moins efficace, la faim fragilise le groupe, le froid oblige à consommer des ressources, une mauvaise sortie de nuit peut aggraver une situation déjà limite. Le jeu demande donc d’accepter de ne jamais tout contrôler. C’est souvent là que la pression devient intéressante.

Pour des joueurs habitués aux jeux de gestion, l’expérience est stimulante. Pour des débutants, elle reste possible, mais il faut accepter une courbe d’apprentissage et une première partie parfois rude. Le jeu récompense moins la perfection que la capacité à prioriser sous pression. Il faut choisir, renoncer, puis composer avec les conséquences.

Pour quel type de joueurs est-il vraiment fait ?

This War of Mine convient particulièrement aux amateurs de jeux narratifs, de coopération tendue et d’univers forts. Il parle aux joueurs qui aiment débattre, peser les conséquences et construire une histoire autour de la table. Il peut aussi séduire les joueurs solo, car la logique coopérative fonctionne bien même lorsqu’une seule personne prend les décisions pour le groupe. Le jeu conserve alors sa densité et sa tension.

À deux, l’expérience devient très lisible : les échanges sont rapides, les dilemmes restent présents, et chacun peut s’impliquer fortement dans les décisions. À plus nombreux, jusqu’à 1 à 6 joueurs, le débat gagne en richesse, mais il faut veiller à ce qu’un joueur ne dirige pas toute la table. Le jeu fonctionne mieux quand chacun accepte d’argumenter sans chercher à optimiser froidement chaque action. La discussion fait partie de l’expérience.

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On peut voir une partie comme une succession de petites fractures plutôt que comme un grand scénario linéaire. Un morceau raconte une nuit de fouille presque réussie, un autre une conserve gardée trop longtemps, un autre encore une porte renforcée au lieu d’un lit fabriqué. Pris isolément, chaque choix semble minime. Ensemble, ils dessinent le portrait moral du groupe. Cette lecture aide à comprendre le jeu avant achat : si vous aimez les récits qui émergent par fragments, traces et conséquences, vous serez probablement plus touché que par une campagne très dirigée.

Les profils à qui le jeu peut déplaire

Il faut être clair : ce n’est pas un achat universel. Les joueurs qui cherchent un jeu rapide, drôle, compétitif ou très mécanique risquent de rester à distance. La durée annoncée, entre 1h et 2h30, peut s’allonger si la table discute beaucoup les décisions ou découvre les règles. Le ton sombre peut aussi fatiguer si l’on enchaîne les parties. Mieux vaut donc le sortir quand le groupe a envie de s’impliquer.

Le jeu n’est pas non plus idéal si votre groupe supporte mal l’échec. Perdre fait partie de l’expérience, et certaines situations peuvent sembler injustes parce qu’elles simulent justement l’imprévisibilité d’un siège. Il faut entrer dans la partie pour vivre une histoire de survie, pas seulement pour gagner. Si votre table cherche surtout la détente, le jeu paraîtra probablement trop tendu.

Caractéristiques utiles avant achat

Pour comparer les offres, vérifier une annonce d’occasion ou choisir une édition, les caractéristiques matérielles comptent. Les fiches produit indiquent notamment une sortie en 2017, avec des éditeurs associés comme Galakta, Awaken Realms ou Edge Entertainment selon les versions et localisations. Le nom de Michal Oracz est également lié au jeu. Ces éléments servent surtout à éviter les confusions entre éditions et langues.

Critère À retenir
Type de jeu Jeu de plateau coopératif, narratif et de survie
Joueurs 1 à 6 joueurs
Durée Entre 1h et 2h30 selon la table et l’expérience
Âge recommandé 18 ans
Format Environ 30.00 cm x 6.00 cm x 30.00 cm ou 30 x 30 x 6 cm selon les fiches
Poids Environ 2.35 kg à 2.4 kg
EAN rencontrés 8435407633551 et 8435407618527

Ces informations sont pratiques pour éviter les confusions entre versions, mais aussi pour évaluer les frais de port sur le marché d’occasion. Le poids de la boîte n’est pas anodin, surtout si vous comparez une offre à 35€00 avec une autre à 60€00 mais dont l’expédition est plus coûteuse. Dans ce type d’achat, le détail compte autant que le prix affiché.

Côté perception, on rencontre des notes comme 7.8 / 10, 8 / 10 ou 3.3 / 5 selon les plateformes et les modes d’évaluation. Elles confirment surtout un point : le jeu ne laisse pas indifférent. Sa force thématique peut être un argument majeur ou un frein, selon la sensibilité de votre groupe. Si l’univers vous parle, ces notes servent surtout de repère, pas de verdict.

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Édition, prix et disponibilité : les points à vérifier

La seconde édition est souvent recherchée pour ses améliorations matérielles et de confort, notamment les plateaux de personnages à double couche, des figurines améliorées et un livre de règles complet. Si vous hésitez entre deux offres, ne comparez donc pas seulement le prix. Vérifiez l’édition exacte, la langue, l’état du matériel et la présence de tous les livrets. C’est ce qui change vraiment l’expérience à l’ouverture de la boîte.

Comparer le neuf et l’occasion

Le prix public peut se situer autour de 68,90 € ou 69.95 € selon les boutiques et les éditions. Sur le marché de l’occasion, les annonces peuvent varier fortement : 35€00, 40€00, 45€00, 50€00, 60€00, mais aussi 90€00, 100€00 ou 150€00 pour certaines offres. Cette amplitude s’explique par l’état, la rareté, les extensions éventuelles, la version et parfois une logique de collection.

Avant d’acheter d’occasion, demandez des photos du contenu, vérifiez les cartes, les figurines, le Livre des Scripts, le livre de règles et les éléments de plateau. Une annonce moins chère n’est intéressante que si le jeu est complet. À l’inverse, un prix élevé doit être justifié par une édition précise, un état impeccable ou du contenu additionnel clairement listé. C’est la meilleure façon d’éviter une mauvaise surprise à la réception.

Faut-il craquer si le jeu est disponible ?

Oui, si vous voulez un jeu coopératif narratif exigeant, à forte identité, capable de créer des discussions après la partie. This War of Mine n’est pas seulement une boîte à mécanismes. C’est une expérience de table qui demande de l’attention, du temps et une certaine disponibilité émotionnelle. Le jeu ne cherche pas à plaire à tout le monde, et c’est aussi ce qui fait sa singularité.

En revanche, si votre priorité est un jeu accessible à tous, rejouable sans charge mentale ou facile à sortir à l’improviste, l’achat mérite réflexion. Le bon choix dépend moins de la note affichée que de votre table. Des joueurs prêts à s’immerger dans une survie sombre y trouveront une proposition rare, tandis qu’un groupe en quête de détente risque de passer à côté de ce qui fait sa force.

Sophie Dujardin